Marie Laffitte
Artiste graveur et designer française.
Par l’estampe, j’explore le vivant, portée par la mémoire du geste et soutenue par un processus rigoureux et méthodique.
Mon approche mêle techniques traditionnelles et sensibilité contemporaine. Ce que j’appelle le ministère de l’imagination peut être une forme de neuroplasticité : un espace où se rencontrent le vécu, l’apprentissage et le rêve.
Ci dessous je partage un peu plus de mon histoire.
Designer de formation, retrouver mon parcours : Visiter Laffitte Innovation. Connection via Linkedin.
“Bravo pour l’énergie et la passion que tu mets dans ton travail.” Mentor, Jacqueline Morabito.
-
Je suis une enfant du Sud : la Méditerranée, les olivers, les pierres de Saint-Paul-de-Vence, le vent qui passe dans les chênes blancs.
J’ai grandi les mains dans la terre, dans le potager de Elvire, ma grand-mère spirituelle venue du Piémont dans les années 1930.J’ai couru dans la cour de l’école de Vence, sur les traces de Célestin Freinet et de sa pédagogie. Très tôt, j’ai appris que la nature est système monde.
Un jour, Pierre Laffitte, ancien sénateur et fondateur de Sophia Antipolis, mon arrière-grand-oncle, m’a offert le sceau de son père, peintre petit maître. Ce sceau gravé dans du métal et collé sur du contre-plaquet est devenu le symbole de Laffitte Imagine, un fil reliant hier à demain.
-
Après mes premières études de design à Paris, j’ai vécu une décennie au Royaume-Uni. Londres m’a donné la méthode, l’innovation, le prototypage ; l’Écosse m’a offert le silence, les paysages bruts, l’introspection. Aujourd’hui, je suis revenue dans le Sud de la France, et ces deux mondes se tiennent désormais côte à côte dans mon travail : la rigueur du design et la poésie du vivant.
-
Je viens d’une lignée où le ciel et la mer ont toujours tenu lieu de territoire intime. Depuis mon enfance, je regarde mon père depuis le 747 piloter en altitude puis naviguer à bord du Sagittarius, notre voilier familial construit en 1973, transmis de génération en génération - aujourd’hui la cinquième - et qui porte en lui tant de mémoires. La mer a façonné mon regard autant que mes mains.
J’aime un marin, qui est aussi pilote, et nos trajectoires prolongent l’une et l’autre ces deux langages, celui de la mer et celui du ciel. C’est là, quelque part entre les vagues et l’infini, que s’enracine une part essentielle de mon travail.
-
La notion du carnet de vie m’a toujours suivie. Au mimétisme familial, c’est un héritage qui perdure.
On peut imaginer ce qu’a été la vie dans les tranchées de la Première Guerre mondiale grâce aux carnets de croquis au crayon de mon arrière-arrière-grand-père, Albrecht Fink, -1917 dessinés sur le front en Russie.
Mon père, lui, croque des mécanismes de réparation au carbone et barre ses to-do lists innombrables pour entretenir ce qui roule, ce qui flotte, et ce qui est ancré dans le sol.
Je garde encore mon cahier rouge, regorgeant de phrases enfantines et de récits manuscrits de la maternelle. Ainsi que mes carnets d’aquarelles et de croquis de voyages, du fin fond de la Patagonie chilienne à la vallée de Spiti en Inde, jusqu’au 61ᵉ parallèle nord des Lofoten norvégiennes.
Mais surtout, c’est depuis 2011 que je complète ma collection de carnets de vie, remplis de gribouillages, d’esquisses, de notes, de collages, de photos, de cartes postales d’expositions, de tickets de musées ou de cinéma… Ils me permettent de retracer mes émotions et mes souvenirs, pour que tout se connecte dans mon inconscient et parfois, une idée en émerge.
J’ai toujours un carnet A5 dans ma poche. Toujours.
-
Au-delà de ma pratique artistique, je suis également “a Swiss-Knife Designer.” Avec des diplômes en design de produit, architecture d’intérieur et designer industriel, je me suis spécialisée dans le design stratégique avec une passion pour l’innovation créative, appliquant les principes de la conception centrée sur l’humain et la pensée systémique. Je crois profondément que le design peut aider à naviguer dans des systèmes complexes et favoriser un mode de vie régénératif et agile pour les personnes et les écosystèmes. C’est grâce à Nathan Waterhouse, mon mentor, que j’ai pu grandir chez Treehouse Innovation, un cabinet de conseil en innovation stratégique basé à Londres. À mon retour en France, j’ai fondé Laffitte Innovation, un espace de co-création dédié au design d’intelligence collective, à l’innovation sociale et à la transformation par l’expérience.
#innovation #designdeservice #intelligencecollective
Le tampon signature de mon arrière-grand-père artiste peintre, Jean Laffitte, (1894 - 1983) à Saint-Paul de Vence, France.
Exposition groupée
Oeuvre “Le Cerisier” 2025, selectionnée dans la catégorie “relief printing” artiste international pour la Ironbridge Fine Arts Printmaking Competition 2025 organisée par Iron bridge framing.
Exposition collective dans la galerie de Highland Prints Studio à Inverness en Ecosse en Décembre 2024.
Publication
Selectionnée dans le Issue 29 Print Challenge 2025 du magazine Pressing Matters de John Coe.
“Merci pour les roses et merci pour les épines.”
- Jean d’Ormesson, écrivain et académicien français.
Photo par Sasha Grigorik de son travail florale pour célébrer mon anniversaire. Découvrez son atelier: MOS
Ma cartographie d’inspiration
Des artistes, des auteurs, des penseurs m’accompagnent et nourrissent mon regard et mes couleurs:
- Eduardo Chillida,
- Hiroshige,
- Honzo Zufu,
- Pierre Bonnard,
- Sonia Delaunay,
- Gustav Doré,
- Henri E. Cross,
- Fabienne Verbier,
- J. R. R Tolkien,
- Ursula K. Le Guin,
- Guy de Maupassant,
- Sebastião Salgado,
- Mathieu Ricard,
- William Morris,
- Lazlo Moholy-Nagy,
- Gerhard Richter,
- Hella Jongerius,
- Sylvain Tesson,
- Josef Albers,
- Aldous Huxley,
- Wassily Kandinsky,
- Mona Chollet,
- Hania Rani,
- Pierre Rabhi,
- Francis Hallé,
- Henri Manguin,
- Wolfgang Tillmans,
- Joseph Kessel,
- Ferme du Bec Hellouin,
- John Thackara,
- Dalia Lama,
- Dr Amen,
- Herman Hesse,
- Jacqueline Morabito,
- Jacques Prevert,
- Richard Perkins,
- Jean Giono,
- Dominik Eulberg,
- Ora Ito...
